
Sadiq Khan, allié précieux des islamistes londoniens
novembre 10, 2025
19 mai 2025. Le président de l’Union des communautés islamiques d’Italie (UCOII) est reçu en audience privée par le Pape Léon XIV, un honneur et un formidable coup de communication. Il faut dire que les bonnes relations de Yassine Lafram avec le cardinal de Bologne, Matteo Zuppi, ont facilité les choses pour celui qui est aussi imâm de la ville.
Le cardinal a même participé à l’Assemblée générale de cette fédération de quatre-vingt mosquées et trois-cent salles de prières, dont le thème était en 2024 le combat contre un projet de loi gouvernemental présenté comme « anti-mosquées ». En réalité, le gouvernement Meloni veut simplement mettre de l’ordre dans les abus d’associations musulmanes inscrites comme « culturelles » et louant des lieux non adaptés comme des murs de commerces pour des mosquées qui ne disent pas leur nom. Monseigneur Zuppi s’offusque de cette menace contre la liberté religieuse, et la presse de gauche agite la non constitutionnalité supposée de la mesure.
Mais est-il bien sérieux d’accueillir ces islamistes étrangers avec tant de bienveillance ? Yassine Lafram, marocain arrivé en Italie pour ses études en 2005, a déjà été naturalisé italien, ce malgré son soutien à Aid el-Qarni, un prédicateur très connu chez les Frères Musulmans venu au congrès de l’UCOII en 2015. Sur une chaine islamiste en 2004, ce dernier chantait les louanges d’un chef du Hamas et appelait à un maximum d’otages parmi les juifs, qualifiés de « butins de guerre ». L’UCOII fut fondée au début des années quatre-vingt-dix par le responsable syrien des Frères Musulmans, Nour Dachan. Ses premiers cadres ont oeuvré pour traduire en italien les ouvrages de doctrine islamistes les plus fameux. Ainsi, le converti Hamza Piccardo, longtemps secrétaire général, traduisit La Voix du Musulman de Al-Jazari, best-seller chez les djihadistes qui énumère point par point ce que doit être un parfait état islamique, s’obtenant par le jihâd armé, et stipulant que les constructions d’églises sont interdites en Terre d’islam (Dar al-islam). Le secrétaire général actuel de l’UCOII n’est pas mieux, Yassine Baradei, qui se déplaça en Egypte aux manifestations de soutien aux Frères Musulmans, qui rend hommage sur ses réseaux sociaux au cheikh Yassine, ancien chef du Hamas (mort en 2004) qui jubilait lorsque ses hommes tuaient des civils dans les bus, discothèques et hôtels israéliens.

Le drame est que les imâms étrangers de l’UCOII contrôlent quelques unes des plus grandes mosquées du pays, sans faire de concessions sur leur idéologie, et tissent des liens d’amitiés avec nombre d’évêques et de maires. Ainsi, l’imâm de Venise Hammad Al-Mahammed, algérien, peut louer le chef djihadiste Ahmed Al-Charaa au pouvoir en Syrie, rendre hommage au « martyr » Ismail Haniyeh ( chef du Hamas neutralisé) et inviter le Patriarche de Venise, Mgr Moraglia, dans sa mosquée pour évoquer la beauté du dialogue interreligieux. A Ravenne, l’inauguration de la mosquée UCOII se fit en grande pompe, avec la présence de l’évêque Mgr Ghizzoni, alors que l’imâm, Bakir Osmani, partage les citations de Zakir Naik, prédicateur star arrêté par Interpol pour son soutien à Ben Laden et autorisant de battre les femmes. Zakir Naik est une légende vivante pour les fans d’Al Qaida, et aussi pour le président du centre islamique de Milan, Ali Abu Shwaima, un des fondateurs de l’école d’imâms de l’UOIF en France, et cadre de la structure européenne FOIE. D’ailleurs, le projet de mega mosquée à Milan -budget de 10 millions d’Euros- fut initié par des Frères Musulmans étrangers installés dans la ville. Le cardinal de Milan alla jusqu’à écrire une lettre de soutien au projet en 2010, destinée au ministre de l’Intérieur de l’époque Roberto Maroni (Ligue du Nord) , qui lui répondit vertement: « Je suis ministre de l’Intérieur, pas constructeur de mosquée ! ». Un adjoint au maire enfonça le clou : « Il est surréaliste que l’actuel porte-parole du centre islamique, Abdel Shaari, parle d’éthique. C’est quand même un monsieur qui était cul et chemise avec l’imâm Abu Imad, condamné pour association de malfaiteurs dans un but terroriste. Evidemment, il ne s’est pas aperçu qu’il effectuait un lavage de cerveau aux aspirants kamikazes ».
Voilà l’ambiance en Italie, Les Frères, alliés des évêques et de la gauche, contre la droite. Encore un vaste chantier pour Giorgia Meloni, dont il faut saluer l’action des élus locaux contre les projets islamistes, notamment à Florence où les élus Fratelli d’Italia dénoncent la cession d’un terrain de l’évêché par le cardinal Giuseppe Betori… au bénéfice de l’UCOII.
Charles Drucourt – Analyste
Centre méditerranéen de recherche sur l’islamisme (CEMRI)



